L’agent Federico Pastorello fait face à 38 chefs d’accusation pour violation du code de la justice sportive italienne
L’agent italien Federico Pastorello, impliqué dans l’arrivée d’environ une demi douzaine de joueurs en provenance d’Europe avec l’Impact de Montréal en 2012 pourrait perdre son droit de pratique comme agent alors qu’il fait face à près d’une quarantaine de chefs d’accusation de violation du code de la justice sportive et des règlements italiens gérant le travail des agents de joueurs.
Selon un document officiel de la Fédération italienne (FIGC), Pastorello, 39 ans, devra répondre de ses faits et gestes devant la Commission disciplinaire nationale de la FIGC après avoir été référé par un procureur fédéral italien.
Au total, 28 personnes et 16 clubs italiens sont impliqués par cette procédure, notamment deux autres agents, des dirigeants de clubs et des joueurs.
Dans presque tous les cas reprochés à Pastorello, ce dernier aurait empoché des bonis qui étaient dus aux joueurs en vertu des contrats signés et ce à l’insu des joueurs en question. Dans certaines situations, le stratagème se serait étalé sur une période de trois ans.
Un calcul rapide permet d’évaluer à plusieurs centaines de milliers, voire à plus d’un million d’euros les produits de cette opération reprochée.
L’accusation fait aussi mention d’omission d’avoir produit les documents exigés par la FIGC suite au transfert de joueurs et il aurait aussi produit de faux documents à la FIGC sur des transactions auxquelles il a participé.
Héritier d’une famille très nantie, Pastorello fraie dans les milieux du soccer élite européen depuis une quinzaine d’années, outre son travail d’agent, il a aussi été président du club de Nice en France et son père a été haut dirigeant de clubs en Suisse et en Italie.
Rappelons que Pastorello serait directement ou indirectement responsable de la venue cette année de Bernardo Corradi, Felipe Martins, Dennis Iachipino, Marco Di Vaio, Alessandro Nesta et Matteo Ferrari en Amérique du Nord.
Au moment d’écrire ces lignes, il est trop tôt encore pour dire si et comment cette histoire pourrait avoir des retombées de ce côté de l’Atlantique.





2 Commentaires